J’étais allongé dans l’herbe verte à contempler les nuages,
Les rayons du soleil couchant coloraient le ciel en rouge,
C’était l’été la brise de fin de journée me caressait le visage,
La rosée chargée de fraicheur me renvoyait à mon enfance,
Je respirais à plein poumon comme une dernière inspiration,
Et je déroulais le fil de ma vie mes souvenirs au creux du vent,
Telles les pétales d’une fleur pris dans un grand tourbillon,
Je voulais te connaître mais tu ne m’en as pas laissé le temps,
Tu m’as dit que tu étais prête par amour à toutes les folies,
A traverser tous les océans, à braver tous les dangers,
Mais tu n’étais pas là prise par la spirale de tes doutes
Ton absence est comme une cicatrice, une plaie ouverte,
Qui jamais ne se refermera malgré le temps qui s’écoule,
Tes promesses résonnent encore comme un cri
Je suis condamné à fuir ton ombre
Un jour nos chemins se croiseront au détour d’un virage
Comme d’habitude tu auras choisi l’itinéraire bis
Par peur de la déception, pour une question d’âge,
Le silence aura raison de tous les mots et de tous les vices